La publication de contenus sur le Web ayant explosé ces dernières années, à la fois en nombre et en type, Google a décidé de booster ses paramètres de recherche. La multitude de supports existants actuellement (texte, image, vidéo, contenu dynamique, messages en temps réel…) rendait la masse d'informations plus difficile à traiter. Il devenait donc nécessaire de proposer des options de filtres pour trouver une info plus pertinente et plus rapidement.
La majorité de ces filtres étaient déjà disponibles auparavant, mais étaient moins accessibles puisque disponibles uniquement à partir de la "Recherche avancée". Les professionnels du Web connaissaient donc déjà ces commandes. L’innovation est ici de les rendre plus accessibles et plus ludiques.
Visuellement un peu perturbante au début, cette nouvelle interface s’adapte aux réseaux sociaux.
Le logo, les couleurs, le bouton, la taille de la case de recherche, la nouvelle police, ne sont pas des changements graphiques très impactants. Mais, du point de vue ergonomique, c’est un peu plus perturbant : un menu vertical est venu se rajouter à gauche et décale ainsi tous les résultats de quelques centimètres sur la droite. D’autant plus perturbant, que nous n'avons pas le choix de l‘afficher ou de le faire disparaître.
Ce menu vertical est contextuel, c'est-à-dire qu'il s'adapte à la requête de l'internaute. Si Google détecte qu'il s'agit d'une requête en lien avec une image, il va proposer de filtrer les résultats par type image ; si c'est une requête d'actualités, il va proposer de la cibler par date.
Ce sont les deux grandes évolutions de ce nouveau Google : proposer un ciblage par type de contenu et par date. Le fait de pouvoir réduire au dernier mois ou aux dernières 24 heures va permettre de faire ressortir davantage les résultats d'actualités, ou des résultats qui sortent de blogs ou de micro-blogging (Twitter). Les activités sur les réseaux sociaux, les blogs, les forums, sont enfin prises en compte par Google. Il était temps de les faire ressortir dans les résultats par des filtres spéciaux pour pouvoir les mettre en avant.
Google Jazz accompagne l’internaute et pousse les pros du Web à évoluer.
L’internaute a la possibilité d'accéder plus facilement à des fonctionnalités qui lui permettent d'affiner ses requêtes. Les requêtes comportent aujourd‘hui 3 ou 4 mots-clés, voire plus, et Google tient compte, avec Google Jazz, de l'évolution de la manière de chercher des internautes. On peut donc parler d’accompagnement de l’utilisateur dans l’évolution de ses compétences et de ses usages quotidiens d’Internet.
Du côté des professionnels du Web, le principal risque (et inconvénient) réside dans le fait qu'on ne peut plus parler de positionnement dans les pages de résultats puisque l'affichage des résultats est personnalisé selon la requête de l'internaute, sa localisation géographique, son historique de recherche. L'internaute a donc la possibilité de complètement bouleverser l'affichage des résultats en sélectionnant ces filtres.
Le référenceur, même s’il le faisait déjà, doit maintenant davantage s'intéresser aux résultats en termes de trafic puisqu'on ne peut plus parler de positionnement absolu. Si ces filtres permettent d'être mieux positionnés sur tel ou tel type d'expressions, ce changement se révélera être un point positif pour certains sites. Les webmasters qui publient du contenu multimédia, dynamique, récent ou en temps réel peuvent donc tirer un réel bénéfice de ces nouvelles fonctionnalités. Côté référencement, nous évoluons également vers une optimisation de ces supports, et plus seulement une optimisation textuelle de sites statiques.
Ce nouveau Google, dont on dit que les changements sont à peine sensibles, est finalement une petite révolution ou au moins oblige à une certaine évolution.
Inévitable, attendue ou inespérée, cette (r)évolution du plus gros moteur de recherches?
Attendue puisqu‘il y a longtemps qu'on parle de la recherche universelle. Mais on ne pensait pas voir arriver ce volet contextuel. Il y avait déjà les cartes géographiques qui ressortaient sur certaines requêtes, les images, vidéos et blogs qui s'intégraient dans les 10 premiers résultats et sur lesquels nous n'avions que très peu de maîtrise.
Et les liens sponsorisés dans tout ça?
On peut difficilement se prononcer sans s’appuyer sur les résultats d'études d'eyetracking, pour nous montrer où se posent maintenant les yeux des internautes. Mais puisque les résultats naturels se sont rapprochés des liens sponsorisés, on peut espérer que ces derniers auront une meilleure visibilité.
Google abandonne petit à petit son style minimaliste de la case de recherche et de la page blanche pour tendre vers quelque chose qui ressemble davantage à un portail où l'internaute est susceptible de rester plus longtemps. L'avenir nous dira si Google Jazz peut modifier le comportement de l'internaute en phase de recherche.
Activis Paris : +33 (0) 1 76 74 21 40